4ème Jour : La plage de sable noir. [suite]

Après une bonne nuit, on est prêt à aller randonnée. Ce matin les allemands ne sont pas là. On a donc pu manger à notre faim et sans se battre. France nous à rejoint et on a commencé la marche avec Flávio. Aujourd'hui on fait le chemin côtier. On monte dans Ponta do Sol. On passe devant la prison. Si si, il y en a une. Ça ressemble un peu au livre "Papillon", ou les Daltons... comme vous voulez. Il y a 18 personnes enfermées en ce moment. On monte dans les hauteurs et passe par le cimetière – catholique et même par un ancien cimetière juif. On s'engage sur le chemin côtier et on découvre un hôtel à cochon. La description de ce chemin de pierres sèches qui serpente le long de la mer peut se faire par un paysage du Vietnam ou l'idée que je m'en fais avec les montagnes découpées. On pourrait aussi penser à la muraille de chine qui monte et qui descend. Ça n'en finit pas. Pourquoi ne pas être resté sur la même ligne de niveau? Non, ça monte et ça descend, et pas qu'un peu! De vrais montagnes russes. On traverse des villages accrochés à la montagne et presque les pieds dans l'eau. On visite une école. Les enfants sont à la récré sur la place du village. Le professeur nous montre la classe, les livres, il nous explique comment ça se passe et que c'est un couple français ( http://jipp.free.fr ) qui ont monté une association pour soutenir et donner des livres à cette école. Après cette petite pause nous reprenons le flanc de la montagne. Puis on est reparti de plus belle sur ces montagnes à monter et à descendre en serpentins. Les pattes commencent à fatiguer, il fait chaud car le chemin est maintenant au soleil.

Note de Magali ce matin (donc à jeun, on ne peut pas accuser le punch) -- « Qu'est ce qu'il fait le monsieur? C'est quoi qu'il a à la main? Une radiocommande? » Réponse tout simplement une radio.


On passe de village en village. On s'arrête encore une fois dans un bar de montagne. Cet endroit fait même chambre d'hôte. Le gérant est hémiplégique (ou presque) et Flávio nous explique qu'il se déplace par lui même en béquilles, et qu'il va jusqu'à la ville (ce qu'on vient de faire en 2 heures!!) Bref sacré leçon d'humilité. Il nous a fait un thé au gingembre. C'est en fait une infusion de la feuille de gingembre. Ici ils n'utilisent pas les racines.

Note de France en prenant le gâteau (du diesel) « Ce n'est pas grave il leur reste le pâté de foie »
(ndr. Je ne sais plus pourquoi j'ai noté ça ! Il y a des raisons que même la raison n'a pas)


Ambiance Cap Vert


Puis on est reparti et France à mis le turbo car elle veut passer par un autre col après la plage de sable noir. Elle marchera jusqu'à la tombée de la nuit. Le thé et le coca ont remis un peu de carburant au moteur, mais c'est vrai que la plage et surtout le pique-nique sont dans la ligne de mire. On passe par une petite vallée où 4 petites maisons à l'abandon (plus de toit) font face à la mer. On se met presque à rêver de s'y installer. Bon d'accord il n'y a pas d'eau, et puis il n'y a pas l'ADSL... donc on se fait une raison. Après un ultime effort on arrive à cette superbe plage de sable noir. On aurait pu se baigner, mais aujourd'hui la mer est vraiment déchaînée. Vu les vagues d'au moins 6 à 7 mètres, il est sage de rester sur le sable et de s'amuser à remettre à l'eau les petits poissons qui se font drosser sur la plage. Ça prouve à quel point il y a des vagues. On dévore notre sandwich et notre salade de riz. L'aluguere qu'avait réservé Flávio nous attendait à la plage. Les chemins sont tellement escarpé que Flávio est obligé d'aller faire le clown sur l'échelle arrière du mini bus pour qu'il arrive à remonter le chemin de terre. Ça nous rappelle une vieille histoire de voiture coincée dans le sud de la France. En retour on s'arrête dans un village de pêcheurs où Flávio nous explique la pêche de nuit à la lanterne. Les barques trainent sur un petit radeau une bombonne de gaz qui éclaire. Les poissons sont attirés vers la lumière pendant qu'un second bateau les encercle avec un filet. Et hop le tour est joué. Après cet arrêt on revient à « ponta do sol». On se prend une bière, un punch. Le courant est coupé, il n'y a plus d'électricité. On prend une douche rapide (avec le peu d'eau qui coule) à la bougie, puis on dine à la bougie. C'est romantique. Le poisson est excellent (mérou rouge à points bleus = garoupa).

Ponta do Sol
Papillon (comme le livre)
Petit magasin perdu dans la montagne
Bibliothèque ambulante
Village acxroché dans la montagne
Chemin côtier
Petit Bar de montagne
Récréation
Scolopendre
L'électricité est là, quand elle arrive...
Infusion de Gingembre
Pause
Quand on dit que ça grimpe
France sur une immensité bleue
Et que ça grimpe... hein !
Et que ça descend
Petit coin paradisiaque, il ne manque que l'eau douce et l'ADSL
Retour de pêche, pesée et vente
Il y a des vagues et ça souffle
Village de pêcheur