Corse 2015

 

Cette année retour aux sources dans un certain sens. Pas de voyage dans un grand parc, ou dans le grand nord ou sud. Pas de voyage dans un pays où on ne reconnaît pas l’alphabet, mais tout simplement des vacances en France, et plus précisément en Corse. Nous retrouverons Jean-Paul le photographe pour une semaine de navigation, en tout cas c'est ce qu'on pense car nous nous laisserons vivre au rythme de ce qu'il a prévu et de la météo. Jean-Paul est corse, il est dans son milieu et va nous faire découvrir son petit paradis. Nous sommes arrivés des US il y a 3 jours, juste le temps de passer à l'ambassade pour y déposer nos passeports afin de refaire notre Visa pour deux années supplémentaires. Tout a l'air de se dérouler comme prévu. Jour du départ pour Bastia, heureusement que l'on est arrivé très en avance à l'aéroport car tous les guichets où nous sommes passés ont posé problème. Enregistrement, petit stagiaire perdu avec son imprimante, collègue qui nous dit que l'on n'est pas au bon endroit mais nous enregistre quand même la valise. Queue interminable dans l'autre terminal pour déposer la valise dans une borne automatique qui nous refuse notre valise, mais qui passe bien avec la dame. Contrôle de sécurité avec son charme et sa bonne humeur exceptionnelle... Bon, on arrête de critiquer on va embarquer pour une semaine de détente. C'est parti!

Arrivée à 10h à Bastia, Jean-Paul vient nous chercher pour nous faire traverser l'île et rejoindre le port de l'Île Rousse où son bateau est au mouillage. Un petit voilier de 10m. Nous chargeons l'annexe, Célian et Jean-Paul font un premier voyage pour rapporter la deuxième annexe. Célian est excité comme une puce. (Comme d'habitude!). Après ce deuxième tour, nous voici à bord.

Découverte de nos quartiers puis nous voilà tous dans l'eau. La mer est limpide, on peut voir les fonds à plus de 10m comme s' ils étaient au bout de la main. Quelques poissons, quelques bateaux, planches et autres activités nautiques nagent devant nous. Occupations de l'après midi: démêlage de fils de pêche, discussion avec Jean-Paul. Et dérive vers l’apéro, le pied Marin! Célian remue dans tous les sens, c'est à dire 10m dans un sens, 10m dans l'autre! Alors pour varier, il fait plouf pour se rafraîchir. Jean-Paul a bricolé un BBQ sur le côté de son bateau et pour le dîner, ce sera magret de canard grillé et semoule de couscous. Super. On fait léger car on a voulu faire quelques courses de ravitaillement pour les 3 jours de navigation à venir, mais Dimanche 5h tous les petits supermarchés étaient fermés. Bon il est 23h on va fermer boutique. Célian va dans sa cabine, il est épuisé , nous aussi. Le bateau tangue on essaye de dormir, il fait bon, ça bouge. Allez, à demain.

Le village de Jean-Paul, accroché à la montagne

 

île Rousse, une semaine sur le bateau

 

Coucher de soleil sur l'île Rousse

La citadelle de Saint Florent

 

 

Célian, heureux

Le port

Tout est calme

Il fait beau, il fait chaud, une "petite" bière

   

Il y a eu du soleil !!! Oui, j'ai mis de la crème soleil! Bon ça va!

Sortie du port

Evacuation oar hélicoptère

Belle lumière

 

La video du voyage

(au format iphone ... )

 

Lundi

Dormi, un peu léger, mais bien, mieux que je m'y attendais. Magali me réveille 10min avant le lever de soleil, tout le reste du bateau dort. Nous regardons une superbe lumière qui naît de derrière les montagnes. Perfect timing! Les appareils photo sont de sortie. Jean-Paul part de bon matin faire un peu de boulot pour ses sites web au café du port car il y a le wifi. Nous, nous commençons les activités, pêche, ou plutôt manque de poissons. Il faut dire que l'eau est tellement claire que les poissons doivent voir l'hameçon a 3km à la ronde. Puis Célian veut faire un peu de kayak avec Magali et ensuite il retourne avec moi pour nager dans une eau d’un bleu à s'y perdre. Les poissons nous suivent comme s'ils attendaient qu'on leur donne à manger. Il y avait même une raie. Vers midi Magali et Célian vont se balader en ville pendant qu'on fait le plein de nourriture pour 3 jours au Leclerc du coin. Au retour dans le bateau, décrochage de l'ancre et direction une petite crique. La mer est bleue, c'est superbe. La voile est hissée mais comme il n'y a presque pas de vent le moteur a été laissé à petit régime. Après quelques heures de navigation en vue du désert des Agriates, nous arrivons sur la plage qui est infestée de méduses, comme dans le port, la seule solution est le kayak. Donc, hop tout les 3 dans le kayak et nous voilà partis pour une balade vers les rochers. Pas de baignade, mais retour au bateau, prise de distance avec la côte et l'excès de méduses, ce qui rend possible une petite baignade dans une mer avec plus de 60m de fond. Célian n'est pas tenté. Il ne faut pas avoir le vertige. Il est 19h , il n'y a plus de bateaux à l'horizon. On remet la voile et retour au port. 4h de navigation pour revenir et 3 Mojitos plus tard nous voilà en train de préparer un BBQ de merguez avec semoule. Le pied. Dessert d'abricots et de pêches. La nuit a été bonne, il faut dire qu'à 3 Mojitos, il y avait de l'ambiance.

Navigation

Quelle est bleue l'eau!

J'écoute la tête au carré

On est remonté

3ème Mojito!

Retour au port

Mardi,

Levés aux premières lueurs pour voir un lever de soleil inexistant. Moi je me recouche, par contre Magali n'a pas digéré les abricots. C'est sûr, plus on vieilli moins les abricots se digèrent bien. Donc ce matin un peu dans les choux à nourrir les poissons. Avec Célian nous prenons le kayak et direction la baie. En plein milieu, hop à l'eau avec les palmes. Je tiens le kayak par la corde et Célian me suit, tous les deux à la palme. On est à la lisière d'un herbier, il y plein de poissons, on doit être à 10 ou 15 mètres de profondeur. Le ban de poissons a l'air intéressé et commence à nous suivre. C'est super. Célian s’éclate. Pour rentrer il décide de tout faire à la pagaie en kayak tout seul, moi je palme à l’arrière du kayak, ou du moins j'essaye de suivre. Célian va bien dormir ce soir, il va être fatigué, il a bien pagayé. Magali est toujours aussi mal. Il est 14h, Jean-Paul fait un sachet de riz, rapide; et il décide de nous montrer son village et de nous emmener nous baigner dans un petit torrent de montagne. Super sympa, l'eau est transparente et étonnamment chaude pour un torrent, le glouglou nous berce. Magali est en train de se remettre petit à petit. Peut-être que le plancher des vaches aide un peu. Célian s’éclate sur la paroi lisse et ?. Pas de bobos cette fois-ci. On s'amuse dans le courant, on glisse sur les cailloux. Le pied! Célian et moi remontons la rivière jusqu’à un accrobranche au niveau d'une via ferrata . Balade bien rafraîchissante. Sur le chemin de retour on s’arrête discuter avec Pascal le berger, 500 têtes de chèvres. Il vend le lait de chèvre pour faire les fromages. On essayera peut-être d'aller visiter la fromagerie dans la semaine. Et sur le chemin de l'Ile Rousse, arrêt à la boulangerie artisanale pour prendre un coca, pour essayer de remettre d'aplomb Magali. De retour au bateau, petits pois pour le dîner de Célian qui écoute de 9h à minuit des "têtes au carré" sur mon téléphone, alors que pour Jean-Paul et moi, ce sera casse-croûte de jambon de pays et saucisson. Magali a mis les coussins sur le pont, se glisse sous la couette et s’endort pour une longue nuit sans même manger. Célian nous vole notre couchette et moi je m'installe dans son coin. Bonne nuit les petits.

Cuvée à l'ombre, le cailloux il bouge!

Rafraîchissement

Tu es tout beau toi!

Minou, Minou

La pointe d'île Rousse

Il n'y a plus personne!

Mercredi

Levé 8h, Magali va nettement mieux, quelques biscuits et tartines pour le petit déjeuner et nous voilà tous les 3 dans le kayak et avec les palmes pour aller voir les poissons. Balade très sympa dans la baie de l'Ile Rousse où nous voyons une raie, des oblondes et tout un tas d'autres poissons dont des petits néons bleus superbes. Je fais toute la distance à la nage alors que Célian et Magali sont à la pagaie dans le kayak. Après l'effort Célian se régale d'une grosse gamelle de pâtes alors que les adultes mangent une salade de riz et du melon. La journée se passera au port, la météo annonce un vent de force 8 (40km/h) pour la soirée et la nuit avec une houle de 2 à 3 mètres. Donc après midi tranquille, sieste, Célian lit son livre d'anglais, presque 300 pages ! Et pour m'occuper un peu, je prépare le dessert de ce soir : des crêpes ! On va se régaler. Vers 19h, petit tour à la capitainerie pour prendre une douche rapide, car ils étaient sur le point de fermer. Retour sur le bateau, apéro muscat, ce soir ce sera pâtes. La nuit va être agitée, le vent souffle à un peu plus de 40km, c'est en tout cas ce que l'anémomètre nous indique. On entend le "gling gling" des câbles sur les mâts et le bateau balance de gauche à droite. On s'endort bercé d'un côté à l'autre.

Le carré

Encore une tête au carré

Et un livre carré

Jeudi

La nuit a été mouvementée, le vent a soufflé jusqu'à 2h du matin. Réveil tardif, petit déjeuner léger et vers 10h voyage ravitaillement au Leclerc du village. Magali et Célian vont visiter la pointe de l'Ile Rousse. 43 marches pour la tour et 32 pour le phare (c'est en tout cas ce que Célian a affirmé avec beaucoup d'aplomb, alors que nous n'avons pas visité l'intérieur!) . Puis, un tour sur le terrain de jeu pour défouler Célian. Il faut avouer que sur un 10m il n'y a pas beaucoup de place pour courir. Retour sur le bateau, il est presque midi, Magali nous prépare une purée mousseline - jambon de pays. Et pour le dessert, c'est abricot, on verra si Magali les digérera cette fois ci. Après une sieste, Jean-Paul lève l'ancre pour aller faire un tour, la mer est encore agitée avec une houle d'au moins 1m. On sort les voiles et on se fait 2h de navigation à 1.5 nœuds. Toujours pas de poissons, ce n'est pas faute d'essayer. Retour au port, baignade devant la plage. Magali est venue en kayak, moi à la palme encore une fois. Célian lui a voulu rester avec Jean-Paul à apprendre à faire des nœuds de marin. En route on voit encore une raie (à gros yeux), très élégante et quand elle a décidé de nous semer, en un coup d'aile, il n'y a plus personne. Encore plein de poissons sont venus nous voir (mais ce ne sont pas ceux qui mordent à la ligne!). La visibilité est moins bonne qu'il y a deux jours. De retour au bateau, douche d'eau douce, Célian nous apprend tous les nœuds qu'il a découverts et puis on fait une partie de jeu de cartes. Ce soir au menu, merguez, sur le BBQ du bateau, allumé avec le gonfleur électrique. Et puis comme tous les soirs, .... On s'endort

Pas un poil de vent

Je suis bien, c'est bien la corse!

île Rousse

La vue de la table à diner

Installation du BBQ - ce soir merguez

Vendredi

La météo ne s'annonce pas très bonne. Le vent va monter et la houle du nord rentrera dans le port, on voit déjà les moutons sur l'eau à l'horizon. Jean-Paul pensait aller au village très tôt, mais à un peu attendu. Du coup, on est allé avec lui rendre visite à sa mère au village. Un petit village superbe à flanc de montagne, complètement escarpé. On accompagne sa mère à Dolce Vitao pour faire les courses. On trouve des andouillettes, ça va être le régal ce soir. Magali et Célian font le plein de livres, et cahier de vacances (c'est Célian qui en voulait un!). Nous discutons avec la mère de Jean-Paul et buvons un coup. La vue de la fenêtre de la maison est grandiose, à couper le souffle. Vue infinie sur la vallée. De retour au bateau la mer est déchaînée, pas possible de sortir du port. Déjà que le trajet du ponton au mouillage avec l'annexe est sportif! On reste donc au bateau et ça bouge! Je fais une sieste, un peu remuée, Magali lit, Célian aussi et Jean-Paul dort. En fin de soirée ça se calme, tout le monde se met à l'eau pour se rafraîchir et j'aide Jean-Paul à mettre une nouvelle chaîne sur le corps mort car un des câbles a cassé dans la nuit à cause de la houle. Le vent est totalement tombé, la mer se calme aussi. On fait le BBQ avec des knaki (pour Célian) et l'andouillette. Jean-Paul et moi prenons la décision de faire une navigation de nuit pour aller à Scandola. Pendant les préparatifs Jean-Paul se retourne avec l'annexe (petite houle et déséquilibre), ça commence mal, il s'est pris un bain et vient de noyer le moteur de l'annexe. Pas de bol, bon, le plan de rechange est de prendre le kayak pour retourner au port et faire le plein d'essence pour les jerricans. On nettoiera le moteur du zodiac plus tard. On va se relayer au pilote automatique toute la nuit. La météo est bonne et va s'améliorer dans les prochaines 48h. Le programme est de naviguer toute la nuit, se faire une journée sympa dans les calanques, et de naviguer de nuit une fois de plus pour aller à l'avion direct. Il est minuit, on lève l'ancre. Il fait nuit noire, Jean-Paul ne trouve plus ses lunettes de vue, elles ont dû tomber à l'eau quand il a retourné l'annexe. Il allume son iPad avec les logiciels de navigation et là pour une raison inconnue toutes les cartes ont disparu. La poisse continue. Bon, ça ne va pas fort. Dès la sortie du port le bateau commence à se faire balloter de gauche à droite, finalement la houle ne s'est pas vraiment calmée. Bon ça commence à faire beaucoup de petites merdes, on ne va pas tenter le diable... Demi tour on rentre au port! Il faut savoir être raisonnable. Nous dormirons au port et demain matin on partira tôt pour Saint Florent. La météo sera meilleure.

Le village de Jean-Paul

Discussion Pain

 

Visite des cuisines

Tout calme ce soir

Un peu plus et c'est le capitaine Haddock

On est bien!

Encore un Jus !

Samedi

6h lever de soleil tout rose. Premier café serré, je décroche la bouée et nous voici voguant sur l'eau, le moteur à deux nœuds, sur une mer d'huile et très peu de vent. C'est fou comme les conditions changent vite et comme la mer peut s'agiter ou se calmer en un temps record. Magali se réveille et nous rejoint sur le pont. Célian se réveille une heure plus tard quand on arrête le moteur et sort la voile. Il prend son livre et commence à le dévorer. Le bateau c'est bien pour la littérature: plus de 400 pages englouties! 6 h de navigation plus tard sous un soleil de plomb (ce soir "coup de soleil" assuré). La compagnie arrive à Saint Flo. L’ancre est lâchée, le bateau se stabilise. Jean-Paul essaye de redémarrer le moteur de l'annexe sans succès. Le moteur ne veut rien entendre. Nous nous rabattons sur l'option alternative du kayak. Nous voilà tous les trois en direction du port. Nous attachons le kayak à un ponton, enfilons quelques habits et nous nous transformons en touristes à arpenter les ruelles le Saint Florent. Très joli village avec sa citadelle. Au retour, tout le monde prend une glace sur le port pour se récompenser de cette superbe journée. Très sympa la balade. Il est 17h il est temps de remettre le cap sur Île Rousse. Apéro "ti punch" sur le bateau et on croise même un groupe de dauphins qui viennent jouer avec le bateau. Magique! Ce soir ça va être BBQ en naviguant. La mer est calme, c'est agréable. L'arrivée au port se fait à minuit, après 3h de navigation de nuit, à scruter les casiers de pêcheurs. Tout le monde s'écroule et dort en moins de 2min. La mer, ça épuise.

La pièce majeure

Belles ombres chinoises

   

Saint Florent

Vue de la Citadelle

Le bateau il est là-bas

La Citadelle

Les ruelles donnant sur le mer

La Capitainerie

Le Capitaine

On se marre bien

Bienvenu sur le bateau

Ils sont où?

Je l'ai vu

Les voilà

Visite des dauphins

Il n'y a plus personne

Navigation de nuit

Il va disparaitre

Dimanche

Dernier jour, il est 9h20 et les habitants du bateau émergent lentement, le calme plat, la visibilité de l'eau est parfaite. Célian est mignon, en fait il a été super mignon tout le séjour, un ange. Visiblement le bateau ça lui plait. Il est en train de faire son cahier de vacances qu'il a choisit lui même l'autre jour au village. Une fois qu'on sera bien réveillé, on va nager une dernière fois dans cette eau bleue. Très belles vacances, on reviendra pour voir ce qu'on n'a pas pu faire cette fois-ci à cause de la houle. Ça nous donne une excuse. Magali a pris le kayak, Célian voulait rester sur le bateau, il avait peur de ne pas voir de poissons et être déçu le dernier jour. Moi, j'ai pris les palmes et je me suis fait un aller-retour à la nage. Les poissons étaient au rendez-vous et on a vu deux raies, méduse, et autres poissons. L'eau était très claire, très bonne balade. De retour au bateau, Jean-Paul a réussi à réparer le moteur de l'annexe. Il avait un problème de carburateur, le ralenti ne tenait pas. On se fait quelques sandwiches pour midi quand Jean-Paul aperçoit son copain Jean-Louis de la SNSM. Il l'invite à bord et lui propose de lui donner un coup de main pour nettoyer son bateau de secours. En échange Jean-Louis nous ramènera à terre en un seul voyage, ce qui simplifiera largement le transport de notre grosse valise! Il est 15h, on monte en voiture direction l'aéroport. Célian dort à l'arrière. Grand merci à Jean-Paul pour ces excellentes vacances.

A bientôt.

Au revoir!

Je me suis fait plaisir avec un cahier de vacances ... non, pas de blague, c'est moi qui l'ai choisi!