Tropical Cairns

Queensland 2010
Suivre le point rouge ... c'est Cairns
 

Octobre, Octobre, Queensland ? Mais c’est où en France le Queensland ? L’Angleterre a-t-elle débarqué en Normandie ? Non, vous n’y êtes pas, on est toujours en Australie. Notre sursis a été prolongé. Donc on est profite à max. Nous voilà partis dans le Queensland, à Cairns. Pour faire plaisir à Célian et parce qu’on aime ça, nous avons loué un camping car. 12 Jours dans la forêt vierge et un temps tropical. Départ de Perth lundi soir à 22h. Avion de nuit, arrivée a 4h du mat avec 2h de décalage. Conclusion , très petite nuit. C’est ce qui s’appelle un « red eye  flight ». Pas étonnant, tout le monde arrive les yeux rouges de fatigue. On prend un hôtel juste pour dormir quelques heures. C’est toujours ça de pris.

 

La vidéo du voyage ...

(au format iphone ... )

Mardi
Pour une fois je ne vais pas parler de petit dej, pic-nic, crêpes et autres gourmandises. Vous ne demanderez pas, allez voir le voyage précédent si vous voulez savoir ce qu’on mange. On fait les mêmes courses à Cairns ce matin. Après cet arrêt indispensable chez Coles, on retourne dans le centre ville de Cairns. Il fait chaud, très chaud et très humide. Ca change de Perth en ce moment. Puis on a pris un petit bain dans le Lagoon. Une piscine à débordement devant la mer et la mangrove. Pourquoi une piscine comme ça, dans une nature comme ça, simple, à cause des crocos… ici il y en a partout. Après une heure de baignade on part trouver notre camping. 6h30 il fait déjà nuit… on va repartir sur notre horaire de poules. Camping sympa et verdoyant dans Cairns. Pendant l’apéro, Magali dit avoir vu une chauve-souris géantes passer dans le ciel. Non, ce n’est pas la bière qui lui cause des hallucinations, après vérification des flying-foxes ressemblant à Batman s ‘élancent bien dans les arbres au dessus de nos têtes !

 

Mercredi.
Grasse matinée. Célian est venu nous retrouver et il s’est rendormi. Donc nous quittons le camping il est déjà 10h. Direction le nord de Cairns pour voir des chutes d’eau. Les champs de cannes à sucre bordent la ville (170 000 habitants). En route dans les montagnes luxuriantes. Arrivés au barrage, la route est en fait coupée. Nous n’allons pas plus loin, on fait même demi-tour. Direction Cristal Cascades. Petite marche de 1km pour arriver aux chutes. C’est vraiment très beau, on voit des tonnes de papillons. C’est étonnant, aussi bien que le dôme aux papillons de Houston, sauf que là c’est en pleine nature. On voit des papillons bleu métallisé, comme ceux qu’on voit en général épinglés. Après enquête, ce papillon s’appelle un « Ulysse ». Ce lieu est le coin typique de ballade pour les gens du coin. Il y a pas mal de monde, des ados car ce sont les vacances scolaires, mais ça va quand même. On se baigne dans une piscine naturelle, au pied d’une cascade. C’est rafraîchissant. Puis picnic et glace, car il y a un petit camion à glaces. Le luxe ! On s’arrête ensuite à une des nombreuses plages au Nord de Cairns. Celle-là est surveillée, donc Magali se baigne, en pariant sur la loi de grands nombres…plus on est nombreux dans l’eau, moins on a de chances de se faire manger… Célian et moi, on pêche. Puis il est temps de trouver un camping. Pas de camping (ou pas trouvé) dans le premier village, on pousse donc jusqu’à la station balnéaire suivante : Palm Cove, considérée comme le Saint Tropez de Cairns. C’est effectivement superbe, mais la comparaison est un peu pompeuse et trompeuse. L’accueil du camping est fermé, je téléphone mais « suite à une coupure générale d’électricité » ils refusent de nous laisser entrer. On décide donc de garer le camping car sur une place de parking, le long de la plage, avec vue sur la mer… trop dur !
Apéritif sur le ponton avec beaucoup d’autres pêcheurs. Ambiance fort sympathique. L’orage gronde au loin. Je prends un petit poisson, j ‘ai une belle touche, mais rien d’exceptionnel. On mange face à la mer. I fait déjà nuit et l’électricité est revenue. On décide quand même de rester là où on est. Lectures, plusieurs allers-retours aux toilettes publiques à 200m de là (OK, pas très pratique) et finalement tout le monde se couche. Bonne nuit les amis… à demain.

 

Jeudi.
Réveillés à 7 heures « Je veux aller pêcher »nous dit Célian. Ah, au fait, avant de discuter plus en détails de la journée qui vient, avant que j’oublie, hier on a vu un Goana (iguane) de plus de 1 mètre lors de la ballade aux cascades. Heureusement que quelqu’un nous avait prévenu, car on aurait pu confondre avec un croco !
Après un peu de pêche, Magali a fait son footing sur la plage bordée de cocotiers, idyllique. Ensuite, toute la famille fait trempette dans une eau à 28 degrés. Je vais même courir sur la plage, et re-trempette. Tout le monde prend une douche sur la plage, puis on prend la route pour aller à Port Douglas. En route on s’arrête admirer la vue du haut d’un belvédère (Rex Lookout). On achete une noix de coco fraîche , dont on boit le lait, puis la pulpe est raclée, de la banane et du miel sont ajoutés. Sympathique morning tea ! La route côtière est très belle, avec les montagnes qui tombent dans la mer. Ça nous rappelle vraiment le Brésil : forêt vierge, montagnes et mer. Magali a trouvé où elle voudrait s’établir… une petite maison au pied de la mer, pas loin de la mangrove…Bon il fait déj`30 degrés et on n’est qu’au printemps… Je ne sais pas ce que ça donnera en plein été ?
Port Douglas est une vraie station balnéaire avec sa rue (trop) commerçante. A midi, on se fait un excellent resto en bord de marina. Digne d’un resto français. Ça s’appelle, « on the Inlet»,, si vous passez un jour par là...
Après quelques sudokus (la folie du moment) et un stop au terrain de jeu, nous reprenons la route. Arrivée au camping de Newell vers 15h, on se ballade sur la plage, les arbres sont étonnants, il y a des lianes qui descendent des branches comme des racines, mais c’est partie intégrante de l’arbre. On se demande où sont les « vraies »racines de l’arbre, car tout se mélange. Des gens ont même fabriqué une balançoire en nouant ces lianes. Ensuite, on va voir la mise à l’eau à l’entrée de la mangrove. Un pêcheur vient d’attraper un gros crabe de vase. On retourne au camping petite tête dans la piscine avec Célian, juste pendant les 30 minutes où les moustiques sont les plus voraces. Puis BBQ et dodo (âpres le rituel habituel, dents, lecture etc…)
A demain… en espérant que la tempête n’arrive pas sur nous…
 

 

 

 

 

 

 


 


Vendredi
Grosse pluie pendant la nuit. Magali s’est fait saucer en allant aux toilettes avec le parapluie pour faire 20m et de l’eau jusqu’aux chevilles…. Ce matin, le vent souffle encore, il fait gris et ça sent la pluie. On change donc nos plans, on décide de laisser Cape Tribulation pour la fin des vacances, en espérant qu’il fera alors beau temps. On vient juste de regarder les prévisions météo, ça devrait être tempête pour 2 jours et après ce sera mieux, pas grand beau, juste mieux.
Donc aujourd’hui on va faire la route vers Cooktown, à environ 200km au nord.
Avant de partir, on s’arrête pêcher à l’embouchure de la rivière . Il y a beaucoup de vent, et pas une touche.
La route s’enfonce dans la montagne et la for6et tropicale. Nous nous arrêtons acheter des bananes et un ananas, directement à la plantation. Vers midi, on sarrète dans un pub sympa à Mount Carbine, une ex-ville minière aujourd’hui abandonnée. Autrefois, il y avait une vache qui venait boire des bières dans ce bar. Ce n’est pas une blague, on a vu les photos ! Et puis, il y a aussi le plus long didgeridoo jouable, plus de 3m de long. On s’est bien évidemment bu une bière (important pour la suite de l’histoire). Il n’est que 11h30, mais bon, on est en vacances… on fait une partie de billard car Célian adore y jouer, un espèce de baby-foot. Et puis Célian a essayé un des didgeridoos qui était en expo-vente. Un super didgeridoo de 1m60 au moins. Il en a sorti un superbe son, ce qui a bien étonné le propriétaire du bar, des étrangers qui arrivent à jouer du didgeridoo ! Célian a même gagné le surnom de « my little black fellow » !
On reprend ensuite la route dans la petite Savane du Queensland. Et oui, de l’autre côté de la montagne, le climat est sec, très sec… Contraste étonnant.
On voit des kangourous et des walibis. On commence à être champions pour faire la différence. On voit des superbes aigles de plus de 2m d’envergure et mêmes des poulets… Mais des locaux, de la race qui te fait souffler dans le ballon ! Heureusement la bière était « light » et digérée depuis longtemps. Donc l’éthylotest affiche un beau zéro. On elur confirme que Célian était bien attaché dans son rehausseur. C’était pour cela qu’ils nous avaient pris en chasse au début.
On arrive à Cooktown, jolie petite ville de 1500 habitants au bout du monde (la route goudronnée s’arrête là). Après, c’est de la terre et des crocos, quelques communautés aborigènes
On s’arrête au port, il y a plein de pêcheurs. On sort le matériel, Célian attrape deux poissons, il est tout content. J’en utilise un comme appât, coupé en morceaux. Un gros poisson mord. La ligne fait ZZZZ, je remonte un peu, ça refait ZZZZZZ, et CHTONNNG… tout est cassé !Sympa quand même. Les autres pêcheurs sortent 3 ou 4 grosses Cods. On se prend une rincée. Le ciel est un peu apocalyptique, superbe ! On finit par décoller et aller au camping. Diner dans la « campers’ kitchen », hôtel des courants d’air mais au moins on est au sec. Douche, pluie, lecture et tout le monde au lit. Ce soir il fait moins chaud mais tout aussi humide. C’est normal, il pleut !
Bonne nuit, à demain. De la fenêtre du camping car, nous pouvons regarder les walibis qui broutent l’herbe dans le camping.

 

 


 


Samedi
Il pleut, il mouille. La saison des pluies semble avoir commencé en avance (d’après les guide touristiques, elle commence en Novembre, d ‘après les locaux le temps est OK jusqu’en décembre… pas de bol cette année). On va au jardin botanique, mais comme il est 8h50 et que ça n’ouvre qu’à 9h00 on va jusqu’à la plage. Entre deux giboulées, on profite de la belle vue. Puis retour au jardin botanique, c’est superbe, luxuriant. On fait une marche dans la forêt jusqu’à la plage où on était tout à l’heure. De retour au jardin, Magali aiguise son appétit devant le panneau « Fresh scones ». Juste ce qu’il nous faut pour notre Morning Tea. Mais, déception, pas moyen d’en avoir… « The staff didn’t show up ». Ça c’est l’Australie… A midi, on pic-nique (entre deux giboulées) au pied d’un terrain de jeux, Célian s’amuse bien, il tombe sur la tête mais rien de grave. Ouf, sa dent qui bouge, la première, est toujours là.
On regarde des papis jouer au « bowling » Australien (une espèce de pétanque sur herbe avec des grosses boules en bois qui ne sont pas rondes).
Une fois requinqués on va se balader dans la mangrove, en regardant bien où on met les pieds. Honnêtement, les explorateurs ne sont pas très rassurés. En plus, le temps est menaçant.
On voit plein de crabes aux pinces rouges, ou plutôt « à la »patte rouge, car ils n’ont qu’une grosse pince, la droite.
A la demande de Célian, on retourne pêcher. On y reste 3 heures, heureusement que Magali à un bon livre (Millenium, tome 2). Pas de chance, aujourd’hui ça n’a pas mordu, rien de rien. On s’est fait rincer 3 ou 4 fois. Il y avait un bateau de pêche à quai, qui a déchargé du poisson pendant 2 heures : de grosses morues, lieus, et autres poissons. L’équipqge repartait avec quelques prises, dont une énorme langouste, j’aurais dit 70 ou 80 cm sans les antennes. On retourne au camping avant d’aller à la découverte des pubs et restos de Cooktown (ce soir, c’est la fête, on en avait marre de manger dans l’humidité). On se prend une bière, vraiment pas chère (d’ailleurs les clients locaux on dû en boire un certain nombre…). Le menu n’est pas très attirant, et les cleints non plus donc nous émigrons de l’autre côté de la rue chez un Italien. Bon choix ! Nous finissons notre bouteille de vin rouge (ici c’est BYO = bring your own, car le resto n’a pas de licence pour l’alcool). Retour au camping par les petites rues, pour éviter de croiser la police qui q l’air très active dans le coin. Tout le monde s’écroule très rapidement. Bonne nuit les petits !
 

 

 

 

 


Dimanche
La journée commence tôt. Ballade sur la plage, puis marche de 2 km à travers la forêt pour atteindre une deuxième plage. On espérait trouver des coquillqges car les courants sont favorables, mais pas de chance… rien que 2 palmes, et même pas identiques… Sur le chemin, on a observé des fourmis (green ants) faire leur nid avec des feuilles. Elles les replient avec leurs petites pattes, en s’accrochant les unes aux autres, un sacré travail d’équipe ! L’union fait la force : cinq rangs de fourmis sont nécessaires pour plier les jeunes pousses.
De retour au camping-car, on prend le cerf-volant. Ça souffle énormément. Premier essai, ça tire tellement qu’une des ficelles s’est cassée au niveau de la voilure. Réparation de fortune et c’est reparti. Célian veut a tout pris essayer. Il se débrouille bien. Il s’envole même un peu. Il lâche à deux reprises les 2 commandes du cerf-volant. Petit sprint pour le rattraper avant qu’il n’atteigne la mangrove (et les crocos). Le dernier vol, Célian a fini à plat ventre, traîné dans le sable sur quelques mètres. Bonne rigolade !
On quitte Cooktown et on reprend la route du retour pour aller demain à Cape tribulation. On s’arrête faire une autre petite ballade sur un « Bird Watch ». C’est très jolie, un étang recouvert de nénuphars, quelques oiseaux, beaucoup d’oies et c’est l’heure du pic-nic. Petit stop au même pub qu’à l’aller (on avait promis une partie de billard à Célian). Magali prend un coca car elle conduit. On se méfie maintenant… Arrêt à la même plantation pour acheter un nouvel ananas (trop bon), Magali remonte trempée dans le camping-car. Et oui, dès qu’on retrouve la côte, on retrouve la pluie… Nous nous installons au camping de Wonga Beach (10 mètres de forêt et on est sur la plage !), où nous rencontrons deux backpackers à moto très sympa, qui nous racontent leurs aventures en Papouasie Nouvelle-Guinée. Soirée humide mais sympa.

 

 

 

 

 

 


Lundi
Réveil aux aurores, 6h45. Il a plu toute la nuit mais ce matin le soleil est de retour. Démarrage de la journée par une petite marche sur la plage, c’est marée basse. Quelques minutes de pêche mais ce n’est pas la bonne heure. On décolle du camping vers 9h, direction Daintree pour une promenade en bateau à la recherche des crocodiles. Départ à 11h pour une heure. C’est touristique mais pas désagréable. Le guide est sympa, il n’y a pas de hauts parleurs et nous ne sommes pas nombreux. Effectivement il y a beaucoup de crocos dans la Daintree River. On en voit quatre, dont un qui mesure 4 à 5 mètres ! et puis, on a vu des grenouilles vert fluo (Tree frog). On a cherché à voir des serpents, mais on n’en a pas vu. Nous avons dérangé un couple de yellow sun birds. Le mâle a le cou bleu. Après le picnic (près d’un terrain de jeux, pour changer), on part en direction de Cape Tribulation. On traverse la rivière sur le ferry, une barge à câbles.
En chemin, on se promène sur un boardwalk dans la mangrove. On voit un superbe oiseau bleu nuit dans son nid, des arbres magnifiques, des plantes parasites, la vraie forêt vierge.
Nous nous installons au camping. La plage est juste derrière une ligne de cocotier, on sera encore bercé par le bruit des vagues ce soir…
La mer est haute. Célian fait des châteaux de sable, Magali pêche et je lis. Pardon, je me suis trompé : Magali lit et je pêche. Après beaucoup de persévérance, nous pouvons changer le menu du dîner. L’omelette aux champignons attendra, ce soir c’est poisson ! J’ai pris un Trevally assez gros pour nous nourrir tous les trois avec quelques pommes de terre. L’apéro est fini, on va se faire la grillade de poisson. Délicieux !
Ensuite, ce sera le rythme habituel et tout le monde s’endormira avec de belles images de fougères arborescentes dans la tête.
Bonne nuit et à demain…

 
 

 


 

 

 

Mardi
On décide de passer une seconde nuit dans cet endroit idyllique. Le thermomètre du camping indique déjà 31 degrés à 8h du matin. Notre stratégie d ‘avoir été a Cooktown pendant la pluie semble avoir payé. Il fait désormais beau. On se prélasse sur la plage sous les cocotiers, ou plutôt à côté car des noix de cocos tombent par moment. La mer est basse, on marche 20 minutes sur le sable pour rejoindre un boardwalk (chemin aménage) dans la mangrove et la forêt vierge. C’est magnifique, d’un vert luxuriant fabuleux. Les plantes sont gigantesques, on se croirait des Liliputiens. Célian est super mignon et marche bien. On ne voit toujours pas de serpents, pourtant on cherche, mais plein de lézards, des têtards maousse costauds (mais pas de grenouilles), des papillons et autres insectes plus communs comme le « Moustique Affamé » et la « Petite Mouche Qui Pique » (pour plus d’infos, voir notre voyage à Broome !). On n’a toujours pas vu de Casoar (Cassowary), mais nous voyons par contre des genres de coq de bruyère. De retour au camping, toujours par la plage, on va jusqu’à la mer qui s’est retirée assez loin pour voir dans les trous d’eau des poissons fluorescents, des anémones, des coraux. Avec ce recul, la vue sur la côte est splendide : on découvre des montagnes verdoyantes avec leur sommet dans la brume, les cocotiers au premier plan, la mangrove qui encadre la plage de sable fin. C’est tout à fait Christophe Colomb découvrant l’Amérique… ou « Lost », dans un registre plus contemporain. Célian se fait une séance cerf-volant avant le déjeuner. Il commence à bien maîtriser l’engin. Ça tire pas mal car il y a un bon vent.
Après le picnic à l’ombre des palmiers, car ça tape, on veut aller voir une exposition sur les chauve-souris. Pas de chance, le musée est fermé. « The staff might have not show up » ??? Pas d’indication sur une éventuelle heure/date d’ouverture. On laisse donc ctomber, et on va sur la célèbre « Must see » plage de Cape Tribulation. Beaucoup de monde (enfin, c’est relatif, on est en Australie …) et pas plus jolie que la plage de Myall où se trouve notre camping (donc très joli quand même). On n’y reste donc pas très longtemps.
L’après-midi, c’est atelier peinture. Je fais une carte pour mamie, une aquqrelle de la plage et Célian réalise une bonne réplique avec sa peinture. Puis c’est l’heure de la pêche pour essayer de prendre notre dîner. Je pêche un petit Trevally qui nourrira Célian et nous nous partagerons les miettes. Pendant ce temps, Célian creuse des trous pour les crabes et s’entraine à grimper aux cocotiers. Juste avant la nuit, j’ai 3 superbes touches. J’en accroche une, bien plus gros qu’hier. Il me ballade à gauche, à droite, je le vois dans les dernières vagues et Jdoiiing !, mon fil casse. Complètement usé par les dents du poisson, et pourtant j’utilise un bas de ligne costaud, du 30kg au moins. Bref, je peste, on a raté un bon dîner. En plus, notre plat thaï mitonné avec amour (bon, la sauce était en boîte …) est passé à la poubelle car il nétait vraiment pas formidable. Au moins Célian s’est régalé avec son poisson. Voilà, encore une journée extra.
Mise à part la météo du début, avec un Célian angélique, ce ne peut qu’être de bonne vacances.
La famille est épuisée, la maisonnée est couchée et presque prête à s’endormir. Bonne nuit et à demain.
 

 

 

 

Mercredi
Départ de bonne heure, le but est d’aller à Mossman cave, c’est une balade de 2km dans la forêt. En route on fait un stop a Noah beach où l’on fait une promenade sur la plage. Arrivés à Mossman cave, il y a un petit bus pour nous emmener dans la réserve aborigène. Et là : plan lose. La balade est en fait fermée car en rénovation, il ne reste plus que 200m le long de la rivière. On y reste 5min et on reprend la navette dans l’autre sens. Bilan de l’histoire , 1 heure de perdue. On descend donc sur Cairns pour s’arrêter à Palm Cove (le st Trop). En chemin on s’arrête pour le picnic et on voit un groupe de touristes se faire expliquer les techniques du digeridoo chez l’habitant. Célian s’amuse sur le terrain de jeux. Puis on repart. Sur la route on s’arrête à la ferme à crocodiles. Des campeurs nous avaient dit que c’était bien. Ils avaient raison. 3 heures après on y était toujours. On avait vu une démonstration d’attaque de crocodile, commentée par le guide, nu pied dans l’enclos. Les pieds dans l’eau, il jouait avec un « salt water crocodile » mâle. Impressionnant. C’était un bon cours de mise en garde sur ce « petit » animal. Le bassin de crocos plus loin n’en était pas moins impressionnant. Ensuite on a fait un tour en bateau sur le lagon où ils nous on fait sauter hors de l’eau les crocos. Et puis on a vu des cassowaries et surtout on les a entendu chanter. Très bizarre, c’est en fait le cri le plus bas en fréquence de tous les oiseaux du monde. Pour décrire, c’est en gros un digeridoo. On a aussi vu le nourrissage des koalas et on a pu en toucher un. C’est aussi doux qu’on l’imagine. Bilan de la balade : on na vu que la moitié du zoo et on y retournera sûrement demain. Pour finir la journée on va pêcher sur la jetée avec tout le monde, mais nous on n’a rien pris. Ce qui a quand même été marrant c’est de voir les autres sortir 2 requins (Bébé, 40cm) et un petit requin marteau, et oui ça existe aussi en miniature !!! Voilà, maintenant tout le monde est couché, on va faire dormir les yeux en espérant ne pas faire de cauchemar de crocodiles …. A demain.

 


 


 
Jeudi.
Démarrage de bonne heure. On se retrouve sur le ponton en train de pêcher. C’est la pêche miraculeuse, on sort plus de 20 Stripy, des petits poissons plein d’épines très coriaces. Il y a une famille (3 enfants) qui pêche aussi. Célian s’amuse avec eux et ne veut plus décoller. On reste 4h à pêcher ! Magali a fini son livre. Les copains de Célian sortent un poisson pilote de 1 mètre. Il fait beau et chaud. J’ai un départ sur ma ligne de fond, mais elle casse. Puis on retourne a la ferme à crocodiles pour finir la visite. On assiste à une démonstration sur les serpents, très intéressante, expliquant comment stabiliser une morsure pour 4 a 24h, même pour les serpents mortels. En gros il faut faire un bandage comme pour une entorse, pas plus serré. En partant plus haut que la morsure, venir sur la morsure et remonter. Le garrot n’est pas nécessaire car le venin passe dans le système lymphatique et non sanguin. Et comme Célian nous demande de lui raconter 10 fois ce que le guide a expliqué… je vais le transcrire ici. L’histoire que le guide a racontée est la suivante. « Il y a 150 ans quand quelqu’un se faisait mordre par un serpent, il mourrait. Il y a 100 ans quand quelqu’un se faisait mordre, il retournait au village pour trouver le médecin… qui était bien sûr au pub complément saoul. Il regardait la morsure, prenait le bras et coupait la main juste au dessus de la morsure et renvoyait la personne chez elle avec une bouteille de whisky pour oublier. Il y a 50 ans quand quelqu’un se faisait mordre, il retournait au village, on sortait le médecin du bar à moitié saoul. Il regardait la morsure, prenait son couteau, faisait une entaille profonde, versait de la poudre à fusil et allumait le tout. On renvoyait la personne chez elle avec une bouteille de whisky pour oublier sa douleur. Il y a 25 ans quand quelqu’un se faisait mordre, on lui faisait un garrot et on allait chercher le médecin à l’hôpital. On essayait de récupérer la main et on renvoyait la personne chez elle. Maintenant il suffit de faire un bandage pour attendre d’aller à l’hôpital pour recevoir l’anti venin. » Puis on a vu la démonstration avec le croco. Toujours aussi intéressant. En fin de journée on retourne au ponton pour pêcher. J’ai eu une belle touche et comme j’étais mal monté, trop fin, ça a cassé, mais ça je le savais. Je remonte la ligne avec du gros cette fois, au moins 20kg. Et ça remord ! Ça tire, ça tire. La bobine se dévide toute seule. Un local m’aide à ramener le poisson, et à 1 mètre du ponton, et après 10 bonnes minutes de lutte, ça casse à nouveau! Cette fois ci, c’est l’attache qui n’a pas résisté à la pression. Bref, bien amusant. Je ne sais pas ce que c’était, mais c’était gros ! Et on a fini la journée au restaurant à se manger une langouste. Sympa les vacances ... Tout le monde se couche et s’endort en 3 minutes. Bonne nuit les petits… j’éteins les lumières.
 

 

 
Vendredi.
Levée aux aurores, Magali est partie faire un footing de 30min sur la plage. Sympa… à cette heure là, il ne fait pas encore trop chaud. Le lit est démonté dans le camping car et on va pêcher avec Célian. Après avoir remonté quelques poissons pour s’en servir d’appât, je redonne la ligne à Célian. La petite famille de 3 enfants arrive sur le ponton et Célian s’amuse bien. On remonte quelques poissons différents, des « toad fish » (poisson crapaud car ils gonflent), des « striped fish . La famille arrive même à remonter un gros « toad fish », la ligne, et une canne à pêche au bout… oui, oui, la canne entière… le poisson se la traînait depuis quelques jours, c’est lui qui nous l’a dit ! La journée a été bien gagnée pour eux. Puis ma ligne de fond commence à bouger. Je remonte, rien, mon poisson était à moitié mangé. Je le remets dans l’eau, du moins ce qui en reste. Et ça remord ! Et là, après une courte bataille, je remonte un… requin ! Black tip reef shark, c’est son petit nom. Un bon 60 à 70 cm et de superbes yeux bleus. Nous le remettons à l’eau. Bonne journée. Célian clôture la séance de pêche par un « lizard fish »d’une 30aine de centimètres. On se fait un déjeuner et on nettoie le camping car. Une dernière balade dans le jardin botanique de Cairns et on rend le camping car. On est maintenant à l’aéroport, on attend notre avion. Les vacances sont finies, elles ont été très bonnes, peut-être un peu mouillées mais chaudes ! Le paysage étant superbe, on en a pris plein les yeux. La barre est maintenant haute pour les prochaines vacances. Faites vos paris ! Qu’allez vous lire la prochaine fois ? Suite au prochain épisode.